lundi 7 janvier 2019

La fin de l'humanité en dansant ?

Insouciance

Lors du réveillon du jour de l’An, j’ai connu une soirée pleine d’insouciance et de légèreté, sensation agréable que je ne m’étais pas autorisé à ressentir depuis un moment. Mais alors que je dansais avec une amie, celle-ci m’a confié, avec une grande mélancolie : « L’humanité va disparaître, mais ce n’est pas grave, sans-elle la vie continuera sur Terre ».

Ne me demandez pas comment nous en sommes arrivés là, je n’en ai aucun souvenir. Mais une profonde tristesse m’a alors envahi.

Mélancolie

J’ai déjà déjà tenu des propos de ce genre dans des discussions, dans un esprit un peu provocateur et pour faire réagir dans l’échange. Je suis persuadé de la possibilté que cela survienne assez rapidement, dans quelques centaines d’années. Mais je n’avais encore jamais ressenti ainsi cette mélancolie.

Mon amie semblait vraiment convaincu de ce qu’elle disait, comme si elle avait réussi à intégrer ce paramètre dans sa vie, l’acceptant ainsi à cet instant, nimbée de tristesse. Mais je réalise que je ne peux pas (ne veux pas ?) me convaincre que cela va se produire.

Car si je suis certain que cela va arriver, quel est le sens de la vie ? Nous savons tous que nous allons mourir, c’est le bout du chemin qui nous est commun. Cependant préparer un avenir meilleur pour ses enfants, créer des œuvres ou les faire connaître afin d’élever la conscience de l’Homme aujourd’hui et demain, croire à une forme de progrès - aujourd’hui à réinventer - et à un avenir meilleur, donner du bonheur à ceux qui nous entourent sont des moteurs de l’existence. Accumuler et jouir sans se préoccuper des conséquences peut en être un autre, mais cela je n’y arrive pas.

Or envisager la fin de l’humanité dans un temps que l’on peut appréhender à notre échelle humaine change tout, nous sortons de l’abstrait et entrons dans le perceptible. Ce n’est pas du tout la même chose d’envisager la fin de notre monde dans cinq-cents ans par la faute de l’Homme, que dans un milliard d’années, quand l’augmentation de la luminosité du Soleil aura rendu la vie impossible sur Terre. Si je suis certain que tout va disparaître rapidement, que me reste-t-il comme motivation de vie dans la liste précédente ? Donner du bonheur à ceux qui m’entourent, en espérant qu’ils ne pensent pas trop à la fin prochaine de l’humanité ? C’est peut être cette idée qui me rend mélancolique.

Vitalité

Non, je ne peux pas me résoudre à croire que la catastrophe complète est inévitable. Peut-être est-ce de la vanité ? Ou simplement la simple constatation que rien n’est écrit. Oui des changements profonds vont arriver. Oui, nous connaissons et allons connaître des troubles, des bouleversements. Oui l’humanité va devoir changer, fondamentalement. Mais pourquoi, après une période de grandes perturbations, quelque chose de nouveau, de meilleur n’en sortirait pas ? Pourquoi une prise de conscience globale ne serait-elle pas possible ? Qui permettrait un futur où l’Homme vivrait en harmonie avec son environnement. Un futur où nous inventerions une nouvelle société, qui ne serait pas seulement celle de l’accumulation matérielle, du cynisme et de l’individualisme.

Dans ce cas, la prise de conscience du risque de disparition rapide de l’humanité, d’une apocalypse imminente, serait une bonne nouvelle. Et il semble bien que cette prise de conscience soit là : les innondations, canicules, cyclones et incendies font régulièrement la une, le thème de l’effondrement et la collapsologie sont très en vogues dans les médias, et de nombreux romans, films ou jeux vidéos prennent pour trame un monde post-apocalyptique. C’est une bonne nouvelle, car face à ce mur qui est devant nous et dont nous prenons conscience, nous ne pouvons plus reculer et devons choisir : crever dans le chacun pour soi, ou nous en sortir tous ensemble.

Il y a beaucoup d’obstacles, de la souffrance à venir, mais aussi beaucoup de promesses et d’opportunités. Nous vivons une époque unique et je suis persuadé que cela est une chance de la vivre. Cela vaut la peine de se consacrer à remettre au centre les valeurs humaines, à retisser du lien entre les personnes, à retrouver le sens de l’intérêt commun et la joie d’œuvrer ensemble, à notre échelle, pour une tache qui nous dépasse.

Nous connaissons les solutions. Le problème est les multiples résistances qui nous empêchent de les mettre en œuvre. Alors tant que nous sommes là, il n’y a pas de raisons de s’arrêter, et continuons encore et encore à inventer pour dépasser ces résistances.

Et maintenant ?

Savourer l’insouciance, accepter la mélancolie, cultiver la vitalité : voilà mon programme pour 2019… et pour les années suivantes.

 

 
 

samedi 31 mai 2014

Fête du vélo dimanche 1er juin : tous à vélo vers Paris

affiche de la Convergence 2014

Il y a ce dimanche l’occasion de faire une balade exceptionnelle vers Paris. Dans le cadre de la Fête du Vélo, les associations cyclistes franciliennes organisent la Convergence : depuis toute l’Île-de-France, des groupes de cyclistes vont venir à Paris et se rejoindre au centre de Paris pour une  […]

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jeudi 8 mai 2014

Petit vélo-trip du week-end

A l'aube, gare de Poissy (78)

Me voilà parti pour un week-end prolongé entre potes à Genillé, dans un gîte situé à une trentaine de kilomètres au sud d’Amboise. J’aurai normalement dû partir en voiture, mais j’ai eu envie de me tenter un petit trip vélo/train. Ce ne sera pas une grande aventure, mais cela fera une expérience de voyage un peu différente, et ce sera l’occasion de tester le transport des vélos dans les trains SNCF !

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mercredi 16 avril 2014

Où stationner son vélo en sécurité à la gare de Poissy ?

J’inaugure une série d’articles dédiée à la pratique du vélo au quotidien dans notre agglomération (stationnement, sécurité, aménagements, politique cyclable…). Ce premier billet sera consacré au stationnement des vélos à la gare de Poissy.

Pour ceux qui prennent le train ou le RER à la gare de Poissy et souhaiteraient s’y rendre à vélo, la question du stationnement est primordiale. Où laisser sa bicyclette le matin pour être certain de la retrouver le soir ? La crainte du vol est en effet un des principaux freins au développement de l’usage du vélo pour les déplacements quotidiens.

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dimanche 13 avril 2014

Photos des otages français à Carrières-sous-Poissy : enlevées ou déplacées ?

Capture écran Twitter Ma lettre au Maire pour demander le retour des portraits des journalistes français retenus en Syrie sur la façade de l’Hôtel de Ville a fait réagir sur Twitter. Le compte anonyme “@Carrieres_infos” affirmait vendredi que ces portraits avaient été déplacés au Pôle multiservice Michel Colucci, avant d’annoncer quelques heures plus tard qu’ils étaient à l’Espace Louis Armand :

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vendredi 11 avril 2014

Soutien aux otages en Syrie : lettre au Maire de Carrières-sous-Poissy

Capture d'écran de la page Facebook de soutien aux otages en Syrie

Au début de l’année, la Ville de Carrières-sous-Poissy a fait accrocher sur la façade de l’Hotel de Ville les portraits des quatre otage français, retenus en Syrie depuis maintenant dix mois. Les élections sont passées par là, et une nouvelle équipe  municipale a pris la responsabilité de la gestion de la ville. Rien de particulier jusque ici, sauf que j’ai eu la surprise de constater ce jeudi soir la disparition de ces portraits.

Pourtant, le soutien aux otages français, la défense du travail des journalistes, la défense de la liberté d’expression et de la paix n’ont pas de couleur politique et va dans le sens de l’intérêt général. J’ai donc écris au Maire pour solliciter une remise en place des ces affiches de soutien à nos concitoyens toujours retenus contre leur gré en Syrie.

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